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Programme LIFE CAMARGUE

 

Camargue


Le delta de Camargue constitue une zone humide d’importance internationale. C’est une vaste plaine alluviale parsemée d’étangs, de marais, de près salés, de cultures et d’élevages extensifs qui se répartissent selon le degré de salinité de l’eau et du sol.

La mosaïque de ses paysages, la richesse d’invertébrés, et la faune d’intérêt communautaire qu’elle engendre correspondent aux exigences écologiques et de conservation du Grand Rhinolophe (importante colonie de reproduction) et de quelques autres espèces de chauves-souris en recherche de terrains de chasse estivaux.

Le patrimoine bâti (mas agricoles, granges, bâtiments historiques) constitue également un lieu d’accueil inestimable pour les chauves souris qui viennent y mettre bas et élever leur jeune.

La zone d’étude en Camargue est dite géomorphologique, elle comprend la Grande Camargue, la Petite Camargue, la Camargue gardoise et le Plan du Bourg (à l’exception du domaine industrielle du Golfe de Fos situé à l’extrême sud-est).


 

Programme LIFE STATUTS DE PROTECTION DE LA ZONE D’ÉTUDE

Au niveau de la législation internationale :
- Deux sites Ramsar,
- La Réserve de Biosphère de Camargue, située entre le fleuve Rhône et la Mer Méditerranée et couvrant l'ensemble du delta biogéographique du Rhône, depuis sa révision effectuée en 2006.

Au niveau de la législation nationale :
- La Réserve nationale de Camargue,
- Onze sites du Conservatoire du littoral,
- Cinq sites classés au titre de la Loi Paysage.

Au niveau de la législation régionale :
- Le Parc naturel régional de Camargue (PACA),
- Trois Réserves naturelles régionales,
- Les Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique.


 

Programme LIFE DESCRIPTION SCIENTIFIQUE DE LA ZONE D’ÉTUDE

Les milieux et paysages camarguais sont originellement caractérisés par deux variables majeures, salinité et submersion/assèchement, d’autant plus actives que la topographie est extrêmement réduite (dénivelé max. : 2 m). La salinité présente un gradient nord-sud propre au delta et interfère avec la variable submersion/assèchement, définie par les pluies, les crues, les invasions marines et l’évaporation ainsi que, de nos jours, par les pompages dans la mer et dans les deux bras du fleuve.
Ces deux variables sont liées à l’imprévisibilité du climat méditerranéen : en fonction des écarts de température, d’ensoleillement ou d’hygrométrie, la plupart des milieux sont susceptibles de passer rapidement d’un état submergé à sec, croisé à un état doux à très salé. A ces variables, s’en ajoute une d’origine pédologique définie par un gradient ouest-est sableux à limono-argileux. La résultante de ces différentes actions est une extrême diversité de milieux et de paysages, distribués dans l’espace sous la forme d’une mosaïque soumises à des variations imprévisibles dans le temps, qui font dire que la richesse et l’originalité de la Camargue reposent sur un triptyque de diversité, variabilité et imprévisibilité.

Les avancées ou les reculs du rivage autant que les divagations des bras du Rhône ont longtemps conféré au delta une grande instabilité. Les aménagements hydrauliques effectués à la fin du XIXe siècle ont affecté ce schéma général en le privant à peu près totalement des effets des crues fluviatiles et des incursions marines, en réduisant considérablement les apports naturels d’eau douce désormais limitées aux pluies, mais aussi en diminuant sensiblement les effets de l’imprévisibilité des conditions climatiques au profit d’apports maîtrisés d’eau de mer et d’eau douce (pompages) (d’après Isenmann et al., 2004).


 

Programme LIFE IMPORTANCE DE LA ZONE DU PROJET POUR LA CONSERVATION DES DEUX ESPÈCES CIBLÉES

Les milieux de Camargue témoignent d’une très grande biodiversité par la flore et la faune et les habitats exceptionnels qu’ils abritent (par exemple : 350 espèces d’oiseaux, 34 de mammifères, nombreux invertébrés et habitats naturels, etc.). Actuellement, la Camargue est probablement la région d’importance biologique la plus considérable de Méditerranée occidentale (PNRC, 2003).

Ce constat se confirme au niveau chiroptérologique, puisque 17 des 30 espèces observées en PACA, des 34 de France (Godineau et Pain, 2007) et des 40 de l’Europe des 25 (Temple et Terry, 2007) ont été contactées en Camargue.

La Camargue héberge environ 550 femelles reproductrices de Grand Rhinolophe réparties dans 5 colonies et 2 colonies totalisant 200 individus à proximité immédiate des sites Natura 2000 (source : GCP). Par sa taille et son dynamisme apparent, le noyau camarguais de rhinolophes constitue vraisemblablement une population clé dans le maintien de l’espèce au sein de l’espace méditerranéen français, voire européen, à même de soutenir la démographie des colonies adjacentes ; le bénéfice attendu des actions menées dans le cadre du LIFE+ Chiro Med s’étendra donc au-delà du site. Ces raisons justifient le choix du site pour le projet. Le bon rapport entre la taille du site et l’importance de la population de chauves-souris visées est un gage d’efficience : concentrées sur une aire d’intervention raisonnable, les actions auront un rendement et une efficacité accrus.

Concernant le Murin à oreilles échancrées, la Camargue héberge environ 330 femelles reproductrices réparties dans 2 colonies et 1 colonie de 80 individus très proche, toutes mixtes avec le Grand Rhinolophe (source : GCP). Cette population est importante dans le contexte de mauvais état de conservation général de l’espèce. Surtout, la cohabitation systématique de ses colonies de reproduction avec celles de Rhinolophus ferrumequinum et ses habitats de chasse similaires rendent les actions à son encontre cohérentes.


 
 
 
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